TRI YANN & L’ONPL

Album disponible le 2 novembre

La Tradition Symphonique 2
La rencontre onirique des ambassadeurs du folk-rock celtique et de l'Orchestre National des Pays de la Loire. Un florilège du meilleur de Tri Yann porté par un écrin orchestral symphonique
Fort du succès du Vol 1 sorti en 1998, les Tri Yann ont décidé de nous convier à nouveau à une rencontre exceptionnelle avec l’ONPL, en l’honneur du départ de son chef d’orchestre, Hubert Soudant, pour les contrées du Soleil Levant. Tri Yann nous offrent une nouvelle lecture de leurs incontournables, lecture d’ensemble de chorales talentueuses portés par une même passion : L’ensemble Vocal de Nantes, le Bagad des Nantes, ou encore en solo Bleunwenn, membre du chœur de l’Opéra de Rennes. Pour tous les amoureux des chœurs et choristes, portés par l’union de leurs voix, transcendant le répertoire du plus mythique des groupes bretons

 

Tri Yann et l’ONPL
La Tradition Symphonique 2


« J’ai pensé qu’il n’était pas incongru de travailler ensemble... Les compositeurs ont écouté la musique des villages. Chez Mahler, on entend la fanfare et l’harmonie entrer sur scène. Chez Verdi, il y a quelque chose du vécu des peuples ». Ainsi parlait, en mai 1998, Hubert Soudant, chef de l’Orchestre National des Pays des Pays de la Loire, un petit mois avant de rejoindre sur scène les Tri Yann pour une série de six concerts exceptionnels. L’aventure, enregistrée à la Cité des congrès de Nantes, donna lieu à un album sur lequel, habillés de cordes, de cuivres et de bois, sonnaient clair 14 titres de la bande des Trois Jean. Il y avait eu un prolongement en 2001. En plein air cette fois, devant 15000 spectateurs réunis sur l’aéroport de Nantes-Atlantique, la cantatrice Julia Migenes se glissant au final dans l’épique équipe.

Hubert Soudant a quitté pour le Japon son pupitre de chef de l’ONPL mais, avant de tirer sa révérence, il a voulu remettre le couvert une ultime fois avec Jossic, Chocun, Corbineau et leurs petits camarades. Des Tri Yann euphoriques, à peine remis d’un double événement dont ils étaient, en cette année de bombance pour eux, les têtes d’affiche : la Nuit Celtique au Stade de France, Celtica au stade de la Beaujoire.
Deux soirs de juillet 2004, majestueuse formation symphonique et fous de l’arène se sont ainsi retrouvés pour un banquet musical commun. De nouveau à la Cité des Congrès. Les petits plats dans les grands, et l’argenterie avec. En l’occurrence, le renfort de la belle Bleunwenn, dont la voix fait notamment merveille sur une version, d’abord dépouillée puis lyrique, du « Bro gozh ma zadou », l’imparable hymne breton ; celui du bagad de Nantes, désormais solidement implanté dans la Cité des Ducs ; celui de l’Ensemble Vocal de Nantes auquel son chef, Paul Colléaux, a donné une audience internationale.
« On se sent plus jeune avec de tels projets. C’est bien de se laisser porter par ses tripes. L’orchestre n’est plus alors dans un corset... Mon rêve est de porter la musique classique au rang de rock-show », déclarait Hubert Soudant en 1998. A l’écoute de « La tradition symphonique 2 », on se dit que le maestro et ses hommes ont pris un plaisir jubilatoire à se fondre dans une masse sonore griffée d’électricité, brodée de voix se promenant entre contes et mélodies limpides, enrichie de chœurs flamboyants, festonnée de ces impeccables polyphonies qui sont la marque de fabrique des Tri Yann.
Fait notable : c’est un membre du groupe, le violoniste et bassiste Christophe Peloil, qui a signé la transcription pour orchestre d’une large partie des morceaux retenus pour le concert. Une vêture à la fois complexe et subtile, aérienne et chamarrée, sensible et tourbillonnante, qui habille richement le répertoire des Trois Jean, ce « folk-rock celtico-médiéval » - une définition de Jean-Louis Jossic – qu’on croirait soudain monter de l’après festin de quelqu’ancienne et baroque cour royale. Oyez donc, bonnes gens, ce qu’ont à vous dire « Les filles d’Irlande », une joyeuse dancerie empruntée à Purcell ; « Marie-Jeanne-Gabrielle », l’émouvante silhouette d’îlienne imaginée par Louis Capart. Ecoutez « La complainte de Louis-Marie Jossic », dont Patrick Ewen a écrit la musique. Entendez résonner ces complaintes bien de leur temps qui s’appellent « Gwerz porsal », « Sein 1940 », « La geste de Sarajevo ».

Bien loin est cet été 1972 qui vit la sortie du premier disque des Tri Yann an Naoned. Un vinyle tiré à mille exemplaires, « vendu au cul du camion » après les concerts donnés par trois larrons qui n’imaginaient guère alors qu’ils entamaient une épopée. Trente deux ans, d’innombrables évènements et une montagne d’albums plus tard, la bande compte huit membres, se porte mieux que jamais et n’arrête pas de courir la France et plus, puisqu’affinités. Jusqu’où s’arrêtera t-elle ? aurait dit Coluche. A voir la manière dont caracole le cheval d’orgueil nantais dans cet opus avec l’ONPL, la question est sans objet.

Jean THÉFAINE
Tracklisting:
1 - LES FILLES D'IRLANDE 
2 - GWERZ PORZAL
3 - MARIE-JEANNE-GABRIELLE 
4 - BRO GOZH MA ZADOU 
5 - KORYDWEN ET LE ROUGE DE KENHOLL 
6 - DIVENT AN DOUR 
7 - SEIN 1940
8 - LA GESTE DE SARAJEVO 
9 - LA COMPLAINTE DE LOUIS-MARIE JOSSIC
10 - LUG (extrait) 
11 - KAN AR KANN 



BIOGRAPHIE

C'est le 27 décembre 1970, jour de la Saint Jean, à Plouharnel près de Carnac, que Jean CHOCUN, Jean-Paul CORBINEAU et Jean-Louis JOSSIC prennent flûte et guitares pour interpréter devant quelques amis la "Pastourelle de Saint-Julien".

La semaine suivante, ils jouent trois airs dans un bal breton à Nantes. L'un des danseurs, ce jour là, les surnomme TRI YANN AN NAONED (LES TROIS JEAN DE NANTES), un nom qu'ils adoptent immédiatement.

Jean CHOCUN est alors "assistant administratif" dans une compagnie maritime, Jean-Paul CORBINEAU est "acheteur" en hypermarché et Jean-Louis JOSSIC enseigne l'histoire et la géographie au collège de Savenay. Il y rencontre Bernard BAUDRILLER, le prof d'anglais, qui rejoint le groupe en octobre 1971.

Ces "quatre mousquetaires" de Nantes n'ont alors d'autre ambition que de faire partager au public leur plaisir d'amateurs, et de sortir la tradition bretonne - et plus particulièrement nantaise - de son cercle de passionnés. Ils se produisent donc plus volontiers dans les M.J.C. ou les centres socio-culturels de Loire-Atlantique, et au Bateau-Lavoir de Nantes, que dans les bals bretons et les festou-noz.

En février 1972 ils rencontrent Gilles SERVAT qui leur propose d'enregistrer un 33 tours pour un jeune label breton : KELENN. C'est ainsi que l'album "TRI YANN AN NAONED"
est enregistré en juin 1972, en deux pistes et quelques jours, au studio de Guipavas près de Brest. Le nouveau label hésitant à sortir plus de 500 disques, le groupe co-produit 500 autres exemplaires. La mise en place est limitée aux principaux disquaires de Bretagne. Ce premier tirage est pourtant épuisé en quelques semaines et sans promotion.

Jacques CAILLART, alors directeur commercial de PHONOGRAM, écoute l'album au cours de ses vacances en Bretagne. De retour à Paris, il propose à KELENN de distribuer son catalogue. Les "PRISONS DE NANTES" passent sur FRANCE INTER et EUROPE I. Juliette GRECO choisit le groupe - toujours amateur - en première partie d'un concert à l'OLYMPIA en décembre 1972.

Le mouvement folk américain des années 60-70 influence le premier TRI YANN, tout comme les groupes irlandais d'alors ou d'autres groupes bretons naissant derrière les quatre Nantais : Importance des vocaux, absence des instruments traditionnels régionaux, utilisation de la guitare acoustique, du banjo, du dulcimer et de la contrebasse. Le répertoire est emprunté aux folklores de BRETAGNE, d'IRLANDE et du QUEBEC.

Poussé par le succès naissant et dans l'impossibilité de se produire en concert loin de Nantes, le groupe passe professionnel le 1er janvier 1973, sans l'avoir réellement cherché ni imaginé quelques mois auparavant. TRI YANN AN NAONED devient TRI YANN.

Le second album "DIX ANS DIX FILLES", paraît en mars, dans la lignée du premier. Ce même mois, un "MUSICORAMA" à l'OLYMPIA réunit à Paris la plupart des artistes de KELENN. A la fin du passage de TRI YANN les spectateurs montent danser sur scène. Bruno COQUATRIX reprend le groupe, pour une semaine cette fois, en tête d'affiche du spectacle "KELTIA 73".

TRI YANN est lancé en tant que groupe "de scène", un aspect qui sera primordial pour la suite de sa carrière, et auquel il attachera toujours autant d'importance qu'à sa production discographique.


Au cours d'une tournée bretonne de 40 jours sous chapiteau, durant l'été 73 et toujours avec les artistes de KELENN, des dizaines de milliers de spectateurs, venus de France ou de l'Etranger, découvrent le groupe.

En 1974, Paris oublie la "mode bretonne". Paradoxalement, le bouche à oreille faisant son oeuvre, TRI YANN tourne de plus en plus hors de Bretagne, aux six coins de l'Hexagone.

Leur troisième album "SUITE GALLAISE" parait sous leur propre label, MARZELLE, toujours produit et distribué par PHONOGRAM. Il confirme un attachement aux racines de HAUTE-BRETAGNE, partie orientale dont les TRI YANN sont issus. Ce disque est le premier enregistré au STUDIO DES DAMES, à Paris, et entame une longue collaboration avec Paul HOUDEBINE, preneur de son de Graeme ALLWRIGHT, Maxime LE FORESTIER et ANGE.

En 1976, avec "LA DECOUVERTE OU L'IGNORANCE", c'est le double virage de la composition et de l'électrification et une reconnaissance unanime de la critique :
"Les TRI YANN chanteurs et musiciens sont tout à fait à la hauteur. Leur travail a beaucoup plus de profondeur que par le passé. Et puisque ce travail est aussi un plaisir, j'avoue que le mien a été sans mélange. Les TRI YANN ont su trouver un équilibre presque parfait entre le Breton et le Français, entre la tradition et leurs créations, entre la musique acoustique et la musique électrique, entre les instruments anciens et les instruments plus récents. Dans le genre "renouveau folk" cet album est une réussite"    TELERAMA

En juin 1977, Gérard GORON remplace à la batterie Jérome GASMI qui avait rejoint le groupe l'année précédente.

En 1978, le groupe donne ses premiers concerts à l'Etranger, En Belgique, en Allemagne, puis en Suisse au FESTIVAL INTERNATIONAL DE NYON, avec FAIRPORT CONVENTION, où il triomphe devant plus de 15000 personnes.

La presse titre "TRI YANN au niveau Européen"..."

Le cinquième album "URBA" insiste sur le rôle de l'enracinement cultivé en "folk progressif" comme antidote à l'urbanisation mal maîtrisée : "Il y a là une chance pour la survie de notre tradition dans le milieu populaire, son milieu. Il ne s'agit même plus d'ailleurs d'un phénomène purement musical, mais aussi politique, dès lors que le choix du folk par rapport à la variété anonyme est complémentaire du refus du jambon sous plastique, à l'approche d'un XXIème siècle qui aura bien du mal à n'être pas celui de l'uniformisation à l'américaine, de la disparition des campagnes et du plus triste des nivellements urbains".

Autre risque écologique, celui du nucléaire auquel TRI YANN consacre toute une face de son album "AN HEOL A ZO GLAZ" (LE SOLEIL EST VERT) en 1981, en faisant le récit des événements de Plogoff.

Musicalement, TRI YANN y est renforcé par l'arrivée de Christian VIGNOLES (guitares acoustique et électrique). Après une éclipse de quelques mois où il est remplacé par Mylène COUE, Jean-Paul CORBINEAU réintègre le groupe.
En 1983, la Presse Allemande décerne à TRI YANN le Prix de la Critique du Disque (Preis der Deutschen Schallplattenkritik).

"CAFE DU BON COIN" sort en août. Il affirme les influences du Moyen-Age et Renaissance et confirme l'empreinte rock dans la nouvelle tradition créée par le groupe.

1985 commence avec l'entrée dans le groupe de Bruno SABATHE (claviers) et s'achève avec le départ de Bernard BAUDRILLER, remplacé par Louis-Marie SEVENO (basse, violon).

TRI YANN reste fidèle à Nantes en y enregistrant un album en public : "ANNIVERSCENE", à l'occasion de ses quinze ans.

En 1988, TRI YANN met en scène "LE VAISSEAU DE PIERRE", "Gwerz fantastique contemporaine nouvellement composée d'après le récit de Pierre CHRISTIN et Enki BILAL au sujet événements fabuleux mais pourtant véridiques qui se sont déroulés à Tréhoët entre le 13 et le 16 février 1988". Tel est le long (!) titre du 9ème (double) album du groupe, rejoint à l'occasion par Jean-Luc CHEVALIER, ex-MAGMA (guitare).

En janvier 1991 paraît "BELLE ET REBELLE", un CD de compositions consacrées à Nantes et dédié à Jacques DEMY qui vient de disparaître.

A la fin de 1992, Bruno SABATHE quitte le groupe et est remplacé par Christophe LE HELLEY (claviers, mais également instruments traditionnels et anciens) qui vient renforcer l'ancrage traditionnel de TRI YANN dans la préparation de son onzième album.

En 1993 et 1994 TRI YANN donne de très nombreux spectacles rassemblant un nombre de spectateurs impressionnant et, profitant de l'opportunité que lui offre le festival "CELTOMANIA" de se produire deux jours consécutifs à l'ONYX à SAINT-HERBLAIN près de NANTES, tourne son spectacle "INVENTAIRE" en vidéo, répondant ainsi à une demande grandissante du public.

1995, le Groupe achève la préparation de son nouveau CD "PORTRAITS" qu'il enregistre à l'Abbaye de FONTEVRAUD tirant parti de l'acoustique propre au lieu et propice à l'expression vocale. Bernard BAUDRILLER, en invité, vient ajouter son timbre de voix à ceux des autres membres de TRI YANN.

Six titres de cet album retracent la vie de Guillaume SEZNEC, condamné à plus de 20 ans de bagne pour un crime sans motif, sans preuve et sans cadavre.

TRI YANN est invité aux FRANCOFOLIES de La Rochelle et participe au 25ème anniversaire du FESTIVAL INTERCELTIQUE DE LORIENT.
En octobre 1995, l'usine LU à NANTES, lieu chargé d'histoire et où persiste l'odeur du "Petit-beurre" voit les TRI YANN s'installer pour célébrer leurs 25 ans lors de deux concerts exceptionnels regroupant tous les musiciens ayant marqué l'histoire du Groupe et amis de toujours. Un disque d'or leur est remis pour "INVENTAIRE. 1970-1993" Le public leur réserve un chaleureux triomphe et leur souhaite un "heureux anniversaire"... dont ils prolongent la célébration au BATACLAN à Paris lors de 4 concerts en décembre (à guichets fermés !) alors qu'une compilation "INVENTAIRE vol. 2" est mise sur le marché.

Le PRINTEMPS de BOURGES accueille les TRI YANN en avril 1996 et, le 10 mai suivant le Groupe retrouve la scène de l’OLYMPIA pour une unique soirée à guichets fermés, plus aucune place n’étant disponible depuis plus de deux mois ! Rendez-vous est pris au ZENITH de PARIS les 15 et 16 novembre où plus de 10000 spectateurs se pressent aux guichets !.


L’événement sert d’opportunité à la sortie du double CD (avec partie CD rom) "TRI YANN EN CONCERT" qui a été enregistré en public à l’automne.... On retrouvera également les "COULISSES", du Groupe sur vidéo, les caméras de Christophe Dagobert l’ayant accompagné sur les routes et les scènes pendant l’été.

A la mi-janvier 1997 le MIDEM accueille les TRI YANN à CANNES, une occasion saisie par le Groupe pour se distinguer devant les "gens du métier", les mêmes qui les compteront au nombre des "nominés" aux VICTOIRES DE LA MUSIQUE.

Puis, s’inscriront au calendrier du Groupe, les Festivals "LA FAYETTE" en Louisiane, RUDOLSTADT en Allemagne, les "FRANCOFOLIES" à La Rochelle, les "CORNOUAILLES" à Quimper, l’"INTERCELTIQUE" à Lorient, le ZENITH à Orléans parmi les très nombreux spectacles programmés au cours de l’année.
Devant le succès rencontré par la compilation "LE MEILLEUR de TRI YANN" (vendue à plus de 500 000 exemplaires) la maison de disques PHONOGRAM/MERCURY récidive et publie "LE MEILLEUR vol 2" qui dès sa sortie se place en tête des ventes de compilations dans l’hexagone. Pendant ce temps là, le Groupe TRI YANN peaufine un nouveau répertoire qui devrait générer un nouvel album sur l thème d’un voyage sur les chemins celtiques.

Mais, avant cela, après une rencontre avec l’ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE, un projet commun a vu le jour en juin 98 et un spectacle donné à CHATEAUBRIANT, NANTES, ANGERS et LAVAL. Un enregistrement public est réalisé à cette occasion.

Pour satisfaire les inconditionnels du Groupe, une série de 10 épisodes réunissant des entretiens et proposant divers moments musicaux (extraits d’albums et d’un concert en public) a été réalisée par Mathieu VIDARD pour les RADIO-FRANCE du Grand Ouest. Elle a donné lieu à la commercialisation en juillet 98 d’un coffret de 2 CDs sous le titre "LA VEILLEE DU 3ème MILLENAIRE".
Surprise de taille, à la fin août 1998, Christophe LE HELLEY choisit de quitter le Groupe pour vivre au plus près les musiques médiévales qui prennent tant de place dans sa vie. Il est provisoirement remplacé par Bruno SABATHE qui retrouve pour quelques mois la place encore tiède qu’il avait laissée quelques années auparavant...

La fin novembre 1998 voit la sortie simultanée d’un album compilation de 3CDs édité par MERCURY sous le titre "TRILOGIE" et du CD "TRI YANN et l’O.N.P.L." baptisé "LA TRADITION SYMPHONIQUE", l’expérience est exaltante qui marie un orchestre classique d’une centaine de musiciens et les chantres du folk-rock-celto-médiéval !

En décembre 1998 et janvier 1999 le Groupe reprend les répétitions en compagnie : Fred BOURGEOIS aux claviers (Bruno SABATHE étant retourné rejoindre le Groupe "LES PETITES AFFAIRES") et Konan MEVEL aux instruments traditionnels (cornemuse, veuze etc.) l’intégration des deux nouveaux venus est un plaisir tellement ils sont en phase tant humaine que musicale avec les six anciens !

Début janvier 1999 le CD "EXCALIBUR" conçu et produit par Alan SIMON sort dans l’hexagone, les TRI YANN y interprètent un titre "Pour l’amour de la Reine" et se trouvent sur cet album concept en compagnie de Dan Ar Braz, Angelo Branduardi, Fairport Convention, Roger Hodgson (ex-Supertramp), Carlos Núñez, Denez Prigent, Gabriel Yacoub (ex-Malicorne) etc.


L’année 1999 est fertile en événements car les TRI YANN partagent la scène de BERCY pour le spectacle "BretagneS" le 16 mars, avec Dan ar Braz, Armens, Alan Stivell et Gilles Servat. Puis, après avoir bourlingué de concerts en spectacles, il occupent, seuls (!) à l’Olympia la première semaine de juin. Au programme également : Les Francofolies de SPA (Belgique), le Festival Interceltique de Lorient, le Festival de Dranouter (Belgique) etc...

En cette même année 1999, Jean-Paul CORBINEAU, Jean-Louis JOSSIC et Jean CHOCUN, les fondateurs du Groupe, sont promus par le Ministère de la Culture au grade de Chevaliers dans l’Ordre des Arts et Lettres.

Fin novembre Louis-Marie SEVENO dit LOUMI quitte TRI YANN après 14 années de confraternité chaleureuse pour suivre son propre chemin musical au sein du Groupe "CERNUNOS". Il est remplacé par le talentueux Christophe PELOIL violoniste et bassiste enthousiaste, le jour même où le groupe se voit décerner le "GRAND PRIX DE LA SACEM" catégorie Musiques Traditionnelles.

Le 16 Janvier 2001 sort le nouveau CD "LE PELEGRIN" au moment où le Groupe fête ses 30 ans à la Cité des Congrès de Nantes, les 18 et 19 Janvier. Et les TRI YANN reprennent le chemin des concerts en ce début de 3ème millénaire.

En juin 2001 une nouvelle collaboration avec l’ONPL donne aux TRI YANN l’opportunité d’interpréter l’hymne national breton "Bro Gozh Ma Zadou" devant plus de 15000 spectateurs rassemblés sur les pistes de l’aéroport de NANTES-ATLANTIQUE avec la complicité de la célèbre cantatrice Julia MIGENES inoubliable CARMEN du cinéma.

Le ZENITH de PARIS constitue une étape à l’occasion de laquelle les TRI YANN choisissent d’enregistrer à la fois la musique et le visuel de leur spectacle. Un double CD, une Vidéo K7 et un DVD sont alors produits par le label MARZELLE et commercialisés par GLOBE Music-SONY en décembre 2001... Une excellente idée de cadeau pour les fêtes !

On retrouve sur ces enregistrements l’ambiance d’un ZENITH chauffé à blanc, la présence délicieuse de BLEUNWENN qui avait au préalable assuré un "intérim" au sein du groupe, le soutien du quatuor TROELLENN, sonneurs et danseurs sont également de la fête... Formidable surprise, Hugues AUFRAY se joint aux TRI YANN et interprète deux titres en leur compagnie. Intense moment d’émotion partagée.

En 2002, toujours sur les routes, de concert en concert, les TRI YANN n’en oublient pas moins la préparation d’un nouveau CD, les costumes du ZENITH ont déjà été remplacés par de nouveaux atours illustrant au plus près l’esprit du nouveau spectacle.... le Seigneur Arbre, le Seigneur Loup, Le Seigneur de pierre, Le Seigneur du ciel et des nuages côtoient le Seigneur des Enfers, le Seigneur de cristal, le Seigneur d’or et le Seigneur d’argent

Le CD “MARINES” enregistré au studio MARZELLE sort en septembre 2003. Les TRI YANN s’installent pour quatre soirées en octobre au CASINO DE PARIS . Il va de soi que le visuel du concert évolue en fonction du nouveau thème dévolu à l’esprit de la mer et les costumes sont à nouveau remplacés.... Rackham-le-Rouge, Neptune, un Terre-Neuvas et autres corsaires ou nettoyeur de plages “mazoutées” occupent maintenant la scène.

En 2004 les TRI YANN -entre autres spectacles- participent à la NUIT CELTIQUE au Stade de France devant une audience de 55000 spectateurs puis sont le point d’orgue de la soirée CELTICA au stade de la Beaujoire à Nantes devant 38000 spectateurs, et une nouvelle collaboration de trois concerts avec le grand orchestre ONPL en juillet à l’occasion du départ de son Chef d’Orchestre HUBERT SOUDANT est prétexte à un nouvel enregistrement en public dont la sortie en CD est fixée au 02 novembre 2004 alors que le 07 décembre sort sous le label PATHE-VIDEO un coffret réunissant un CD compilation des plus belles mélodies enregistrées au fil des ans par le groupe ainsi qu’un DVD incluant le concert du Festival Interceltique 2003, deux clips et d’inédites images d’archives ou d’actualité sous le titre “LES RACINES DU FUTUR”.

A suivre ou à découvrir... il y a toujours du nouveau chez TRI YANN.