La réalité.
C’est ce que semblent fuir les quatre garçons de Colt
Silvers, tandis qu’ils courent à travers un décor
apocalyptique en carton-pâte, évitant les tirs de lasers
de robots-jouets sanguinaires lancés à leur poursuite,
trouvant cependant dans la fin du monde l’improbable satisfaction
qu’une histoire d’amour est en train de naître."Tonight
is the night baby !" chante Tristan, tandis qu’autour
de lui toute la ville s’écroule, dans un télescopage
de synthétiseurs et de guitares.
‘Night Of The Living Robots’, premier album
des Colt Silvers, est le fruit de l’imagination
de quatre étudiants qui ont grandi avec un joystick dans la main
et des lunettes 3D sur les yeux.
Tristan, Agnan, Bastien et Nicolas se sont rencontrés en 2008
lors d’une conférence sur les films de zombies. Après
plusieurs après-midis passés à rejouer leurs thèmes
de films de science-fiction préférés sur un vieux
Ensoniq, ils décident de monter un groupe et de créer
leur propre bande originale.
Ils sont bientôt signés sur le label indépendant
Deaf Rock Records et se mettent à écrire. Après
six mois passés en studio, ‘Night Of The Living
Robots’ sort le 29 mars 2009.
Décrit par la presse comme "un incessant et étourdissant
télescopage sonore" (Longueur d’Ondes magazine), l’album
est un voyage mouvementé dont ‘Tiger Sun’, morceau
d’ouverture, constitue le seul réel moment d’attente,
instrumental où la quiétude d’un shamisen est peu
à peu parasitée par des balbutiements électroniques
où l’on devine le grondement des robots prêts à
prendre le contrôle. Dès qu’interviennent les premières
notes de ‘We’ll Dance Together’, on est embarqué,
secoué pour les 10 titres à suivre, entre déhanchements
sur les grooves imparables des années 80/90 (‘Hot
Metal Snakes’, ‘Tears In Rain’),
pop colorée et hautement addictive (‘Amandine’s
House’, ‘A Journey With Her’)
et sursauts punks (‘Night Of The Living Robots’,
’Ice Cream’). Le groupe aime le
contraste et les changements d’ambiances au sein d’un même
morceau, comme en témoigne la chanson-titre où se côtoient
sans sourciller valse futuriste, punk garage et electro désarticulée.