Un mythe vivant
En 1994, il est en tournée, les concerts au Bataclan, au Casino
de Paris, à Brest (Penfeld), en Italie, à Glasgow, etc.,
sont un triomphe. En septembre de la même année, l’artiste
reçoit la plus haute distinction de l’Institut Culturel
de Bretagne, le Collier d’Hermine. Jamais en manque d’inspiration,
le harpiste sort l’année suivante “ Brian Boru ”
(du nom d’un grand chef Irlandais qui vainquit les Vikings), un
chapitre qui regroupe, entre autres, des standards de la musique celtique
qui ont habité l’enfance de l’artiste et formaté
ses influences. Il y met aussi son émotion consécutive
à l’incendie du Parlement de Rennes dans “ Parlament
Lament ”, et aussi le premier trip-hop breton « Let the
Plinn ».
À la fin de sa tournée française, Alan donne un
gigantesque récital à la Fête de l’Humanité
devant 60 000 personnes en totale communion.
À l’aube du 21e siècle, en 1998, Alan Stivell enregistre
l’album « 1 Douar » à Rennes, Dublin, Rotterdam,
Londres, Paris et New York ; cet album est le fruit des recherches qu’a
poursuivies le musicien sur le thème du métissage culturel.
L’album invite Paddy Moloney (des Chieftains), Youssou N’Dour,
Khaled, John Cale, Jim Kerr (Simple Minds), et les voix samplées
des sœurs Goadec, au gré d’un patchwork musical qui
emmène la musique celte vers des horizons lointains.
Avec plus d’une vingtaine d’albums, dont sept d’or,
Alan Stivell reste le symbole de la musique celtique. Un mythe vivant
qui, en mars 2003, clôtura la seconde Nuit Celtique au Stade de
France devant les applaudissements de 68.000 spectateurs.