Tri
Yann, c’est d’abord des amis.
Jean-Louis Jossic, Jean-Paul
Corbineau et Jean Chocun. Trois garçons dont la même
passion pour la musique celtique et la culture bretonne les amène
à fonder, en 1971, le groupe Tri Yann an Naoned (littéralement,
“Les trois Jean de Nantes”).
Un an plus tard sort un premier 33 tours, sous le titre éponyme
“Tri Yann an Naoned”. Produit et distribué
par Kelenn, un petit label breton, le disque est épuisé
en un mois. Rapidement, la société Phonogram prend la
relève est distribue l’album dans toute la France. En
pleine vague "folk", le groupe connaît un véritable succès.
En 1973, le groupe qui s’appelle désormais Tri Yann,
sort un second album (“Dix ans, Dix filles”), passe une
semaine à l’Olympia et prend la route pour 40 dates en
pleine saison estivale. De concerts en concerts, Tri Yann voit son
public s'accroître.
Entre modernité et tradition
Dès la parution du quatrième album, “La découverte
ou l’ignorance”, le groupe nantais amorce un virage puisqu’il
mélange pour la première fois instruments celtes anciens
et instruments contemporains avec, sur scène, l’ajout
d’un batteur. Peu à peu, le groupe va s'étoffer
en intégrant dans ses rangs plusieurs autres musiciens (basse,
guitare, batteur, clavier, flûte, etc.). La musique aussi prend
de l’ampleur. Elle s’affine, mûrit et explose littéralement
lors de concerts mémorables. Après deux disques
d’or, Tri Yann entre dans les années 80 en sillonnant
les routes d’Europe, en obtenant le "Triskell d'or",